Maisons-Alfort : réaménagement des quais de MarneLa Ville a souhaité réaménager les quais de Marne entre le quai Fernand Saguet et le pont de Maisons.
Un premier projet prévoyait 1 voie à sens unique pour les voitures (sens Alfort -> Pont de Maisons) et 1 voie à double sens pour les circulations douces.
La mise en place du sens unique pour les voitures aurait eu pour conséquence la déviation du sens de circulation Pont de Maisons -> Alfort, en particulier pour le bus 107 qui utilise les quais entre Alfort et la passerelle de Charentonneau (avenue Clemenceau), mais aussi pour les automobilistes qui se seraient alors reportés sur les rues de Charentonneau, sur l’avenue Gambetta ou sur l’avenue de la République, puis l’avenue Général Leclerc.
Pour ces raisons, le projet a été refusé par les riverains (pour le bus 107 en particulier, ceux qui avaient la ligne devant chez eux ne voulaient pas la perdre, ceux qui ne l’avaient pas, rue de Reims, rue de Champagne, rue du 8 mai 1945, ne voulaient pas la récupérer devant chez eux), par les commerçants qui craignaient que leur commerce devienne moins accessible, par les personnes à mobilité réduite qui voyaient leurs déplacements être allongés, ...
Il est ressorti de la "phase de concertation" un nouveau projet à 2 fois 1 voie ouvertes à la circulation générale. Les 2 chaussées sont séparées l’une de l’autre par un terre-plein central planté ou fleuri sur la plus grande longueur du parcours Pont de Maisons - Sept Arbres. On ramène donc cyclistes, automobilistes et bus sur une même chaussée de largeur réduite.
L’aménagement en zone 30 (contre une vitesse actuellement autorisée de 45 km/h sur toute la longueur des quais) devrait permettre, aux termes des dernières modifications du code de la route, de définir une priorité, sur la partie courante de la chaussée, des usagers les plus petits sur les plus gros : d’abord les piétons, puis les cyclistes, puis les motos et les voitures, puis les camions et les bus...
11 feux tricolores avec radar de vitesse (provoquant le passage au rouge si une vitesse de plus de 30 km/h est détectée) sont prévus tout au long des quais, ce qui devrait d’abord dissuader la circulation de transit par exemple entre Joinville et le Pont de Charenton, et plus généralement limiter les velléités des automobilistes à dépasser les 30 km/h.
"Les riverains affirment que le trafic des vélos est insignifiant." (compte-rendu de la réunion Riverains - Mairie du 24 novembre 2008, http://urgence-concertation-bdm.over-blog.com/article-27829124.html).
A voir les réactions que la version initiale de cet article, le mot "insignifiant" n’a pas la même définition pour tout le monde : les cyclistes qui utilisent leur vélo tous les jours ou presque pour aller travailler passent le matin dans la plage 7 h - 9 h, et le soir dans la plage 17 h - 20 h. Peu d’entre eux circulent en pleine journée. Il est donc inutile de les chercher à ce moment-là.
Etant donné que l’itinéraire de la rive gauche des bords de Marne n’est pas aménagé en continu (Créteil - Maisons-Alfort - Alfortville par exemple), son attractivité est plus faible que lorsqu’un itinéraire continu aura été créé.
Ceci étant , la concertation ayant pris fin en 2009, et les travaux étant maintenant bien entamés, il n’est plus temps de revenir à la question de la place des cyclistes dans cet aménagement.
Cependant, comme il sera quasiment impossible à un automobiliste de dépasser un vélo même si celui-ci n’atteint pas les 30 km/h, il sera intéressant de suivre les réactions des automobilistes. Suivront-ils le cycliste ? chercheront-ils à passer coûte que coûte, quitte à envoyer le cycliste contre la bordure de trottoir ou à passer au ras du guidon du vélo (faut-il rappeler qu’en agglomération l’automobiliste qui dépasse un vélo doit laisser un intervalle d’un mètre entre eux).
Et si la cohabitation devait échouer, il restera toujours la possibilité aux cyclistes d’utiliser les rues de Reims et de Champagne. Celles-ci qui n’ont pas voulu du bus 107 accepteront peut-être les vélos chassés des quais par les automobilistes ?
Les vues qui suivent sont celles qui sont affichées sur les panneaux d’information mis en place tout le long du chantier. Comme les photos ont été prises sur place et n’ont pas été retravaillées avec précision, il existe une légère distorsion due à la perspective lors de la prise de vue. Elle n’est cependant pas de nature à déformer significativement les vues initiales.

Rue Maréchal Juin entre la place des Sept Arbres et le square de l’Artificier François

A proximité du Parc La Fontaine. Au premier plan le trottoir côté Marne, à droite et en contrebas, la promenade basse, et à gauche la voie de circulation en direction d’Alfort

A proximité de l’orangerie de Château-Gaillard. Au premier plan le trottoir côté Marne, à gauche les voies de circulation traversées par un passage piétons.

A proximité du Pont de Maisons, les 2 voies de circulation.
On note que dans les 4 cas, on se trouve dans un cas proche de la perfection : aucun bus à l’horizon, aucune voiture si ce n’est en stationnement régulier et parfaitement rangée dans son emplacement, et les vélos en mesure de rouler en s’éloignant des voitures en stationnement (au cas où une porte serait ouverte sans précaution, voire au cas où la voiture quitterait son stationnement sans avertir...).
Mais il y a souvent une grande différence entre la vue d’artiste et la réalité...
A suivre...
Profitant d’un début de soirée avec des conditions météorologiques assez favorables, je me suis risqué jusqu’au Pont de Maisons pour parcourir les quais jusqu’au Pont de Charenton.
Les premières centaines de mètres (entre le Pont de Maisons et le Parc La Fontaine (viaducs A86) montrent les travaux de voirie en cours d’achèvement :


Armé de mon double mètre, j’ai tenté une mesure au niveau du viaduc de l’échangeur le plus à l’est. Voilà le résultat, de bordure à bordure :

Au-delà, on découvre les diverses étapes des travaux dans le sens inverse de la chronologie :




Ici (section entre le Parc La Fontaine et la passerelle), la chaussée a été décaissée sur la profondeur nécessaire :

Un peu plus loin, seul le revêtement superficiel a été retiré :

Un mois et demi plus tard, le chantier a avancé. On se situe ici entre les Sept Arbres et la passerelle, au niveau de Château-Gaillard et de l’arrêt RATP "Les Sept Arbres". Les bordures centrales sont mises en place, les sorties de câbles des futurs candélabres au centre de la voie sont visibles :


On approche du Moulin Brûlé :

Même avec une petite voiture, il ne reste pas beaucoup de place libre :


Vue vers l’arrière, en direction d’Alfort :

Un mois de plus a passé. On se trouve ici à l’entrée ouest de l’avenue Foch, à proximité de la place des Sept Arbres ; on note la présence d’une nouvelle signalisation limitant la vitesse à 30 km/h, devant remplacer la signalisation temporaire, mais ce n’est pas encore la signalisation définitive, davantage un rappel à l’attention de ceux qui, distraits, n’auraient pas encore noté de changements.
Et malgré la limitation à 3,5 tonnes, le bus de la ligne 107 s’obstine à emprunter les quais de Marne :-) Il est en effet de retour sur les quais depuis la fin juillet, après l’achèvement des travaux de maçonnerie des terre-pleins centraux.
Sur les 2 premières photos, on voit au premier plan l’amorce du nouvel aménagement de la place des Sept Arbres.



Aujourd’hui, grande visite, sur la totalité de la longueur de l’aménagement
On commence par le secteur le plus à l’ouest, à proximité du square de l’Artificier François. A ce niveau, le terre-plein ne sera que pavé.

Place des Sept Arbres, en direction de la rue Maréchal Juin :

en direction de la rue du 8 mai 1945, avec la mise en place d’un ralentisseur à l’entrée de cette rue :

et en direction de l’avenue Foch :

Au niveau des garages de Château-Gaillard :

Que le terre-plein soit vide ou couvert d’herbe, le résultat est le même, la largeur des chaussées est vraiment limitée :

Ici, on gagne en largeur du fait de la présence de la bande de stationnement... et de l’absence presque totale de tout véhicule. En cas de présence de véhicule, il faut au cycliste laisser sur sa droite la largeur de la porte qui ne manquera pas d’être ouverte par un conducteur distrait (ou inconscient) :

A l’approche du Moulin Brûlé. Notez sur le terre-plein l’emplacement de 2 arbres, et sur le trottoir la sortie de câbles probablement destinée à un futur feu tricolore. Enfin, les passages piétons sont conservés, même si le trottoir permet de descendre sur la chaussée à n’importe quel endroit. La végétation du côté Marne ne permet en effet pas de remonter sur le trottoir à n’importe quel endroit :


Au-delà de la passerelle, on retrouve une bande de stationnement. Certaines voitures sont garées plus à droite sur le trottoir que ne le prévoit le marquage.

Vu ainsi, le terre-plein central paraît globalement assez peu franchissable : la plupart des coupures en pavés sont en effet de courte longueur (de quoi permettre une sortie de garage).

Le repère jaune est l’emplacement d’un futur candélabre. Ce n’est donc pas là qu’il faudra dépasser les vélos :


Une des plus grandes longueurs de terre-plein infranchissable, à proximité du parc La Fontaine :

Même s’il n’y a pas d’intersection le long du parc, un feu tricolore sera posé au niveau d’un passage piétons.


Dans la partie la plus orientale, la chaussée sud comporte des bandes de stationnement, mais celles-ci sont beaucoup utilisées que les précédentes. Les cyclistes ne pourront donc que se déporter à environ 1 mètre de l’alignement des voitures garées.

Et comme les stationnements semblent insuffisants, on trouve des véhicules garés sur les parties pavées du terre-plein. Si celle-ci ne sert pas, au point qu’on puisse s’y garer, on aurait pu prolonger la partie plantée.

On repart ici vers Alfort. Toute la première partie des quais ne comporte pas ou pratiquement pas de stationnements, la largeur de chaussée ne dépasse donc pas 2,70 m.

Un carrefour qui sera équipé d’un des futurs 11 feux tricolores :

Le long du parc La Fontaine, la chaussée nord côté Marne ne comporte pas de stationnement et très peu de coupures du terre-plein central. Il ne restera donc plus aux automobilistes à suivre les cyclistes qui se trouveraient devant eux :


Au-delà, la largeur reste la même, mais le terre-plein est interrompu par moments.

Suite à ce qui lui apparaissait comme une incompréhension du projet de la part de l’association, la Ville de Maisons-Alfort a convié l’association à 2 réunions les 31 août et 9 septembre.
C’est en particulier à cause des réactions que cet article avait suscitées lors de sa première publication que la Ville a invité l’association à ne pas se prononcer sur l’aménagement tel qu’il était à fin août, mais sur l’aménagement tel qu’il sera à la fin des travaux, aux environs de la fin de l’année 2010.
M. Capitanio, conseiller général du canton et maire-adjoint chargé des sports et de la jeunesse, et M. Fritz, directeur général des services techniques municipaux, ont convenu que l’aménagement tel qu’il était cumulait tous les inconvénients pour les cyclistes : les chaussées sont maintenant de largeur réduite puisque les terre-pleins sont pratiquement tous en place, mais les automobilistes continuent plus ou moins à rouler comme dans l’ancienne configuration... même si déjà la vitesse le long des quais n’est plus de 45 km/h sur la plus grande partie du linéaire mais de 30 km/h.
Si les terre-pleins sont en place, un certain nombre d’éléments de sécurité ne sont pas encore installés.
L’ensemble des quais de Marne sera inclus dans une nouvelle "zone 30" : la vitesse sera, du fait du Code de la Route, limitée à 30 km/h pour tous les véhicules.
Un arrêté municipal précisera fin 2010 la réglementation locale applicable, à savoir la priorité des piétons (à la traversée) sur tous les véhicules, et celle des vélos sur tous les autres véhicules.
Ceci sera rappelé par une signalétique spéciale à toutes les entrées de la "zone 30". Celle-ci a été posée (dans une version temporaire) quelques jours plus tard :

Des pictogrammes vélo de dimension 1,20 m x 0,80 m placés en milieu de chaussée rappelleront l’existence et la priorité des vélos
Et pour dissuader les automobilistes de dépasser la vitesse de 30 km/h, 11 feux tricolores seront installés le long des quais. Ceux-ci seront équipés d’un dispositif permettant de mesurer la vitesse des véhicules à l’approche. Si celle-ci est mesurée à plus de 30 km/h, le feu passera immédiatement au rouge. Il ira donc de l’intérêt de l’automobiliste (ou du conducteur d’utilitaire, de bus, ...) de ne pas dépasser la vitesse limite.
L’objectif annoncé par la Ville est de :
supprimer la circulation de transit, les quais n’ayant pas à vocation à l’accueillir
limiter au nécessaire la circulation strictement locale. Une personne habitant à proximité du Pont de Charenton ne devrait plus avoir intérêt à emprunter toute la longueur des quais pour rejoindre le pont de Maisons.
A première lecture, on pourrait déduire de la fixation de la vitesse limite à 30 km/h que l’intérêt reste encore présent : arriver en effet à tenir une vitesse constante de 30 km/h sur plusieurs kilomètres peut dans certains cas être une option intéressante par rapport à des voies comme l’avenue de la République ou l’avenue Leclerc, plus chargées et avec nettement plus de feux tricolores en fonctionnement classique.
Il faut cependant ne pas oublier que puisque le dépassement des vélos est impossible sur la plus grande partie des quais à cause du calibrage des chaussées à 2,70m, la vitesse de 30 km/h reste un maximum théorique puisque très peu de cyclistes sont capables de tenir la vitesse de 30 km/h sur une longue distance. Il n’est donc pas exclu que les voitures ne puissent pas dépasser environ 15 km/h si un vélo se trouve devant elles.
Rappelons que le dépassement d’un vélo en agglomération impose de laisser une largeur d’un mètre entre la voiture et le vélo. Puisque la voiture mesure dans la plupart des cas plus de 1,60 m et que le vélo occupe à peu près 60 cm, le dépassement du vélo est impossible sur une chaussée de largeur inférieure à 3,20 m... ce qui est le cas ici, sauf cas particulier très localisé.
Ces informations ont été reprises début septembre, en tête de la page d’accueil du site Internet de la Ville :
BORDS DE MARNE : LE POINT SUR L’AMÉNAGEMENT EN COURS
Des bords de Marne embellis et sécurisés pour le plus grand confort des Maisonnais.
Un aménagement qui s’étend du Pont de Maisons au Quai Saguet et qui prévoit :
> La création d’une zone 30 visant à limiter la vitesse de véhicules à 30 km/h tout le long des voies. Ainsi les piétons et les cyclistes sont en sécurité et les riverains bénéficient d’une meilleure qualité de vie.
> Cette zone sera mise en application par arrêté à la fin de l’année 2010.
> La mise en place de feux tricolores avec détecteur de vitesse : si une voiture est en excès de vitesse par rapport à la zone limitée à 30 km/h, le feu suivant passe au rouge et stoppe le véhicule. Ils devraient être en service d’ici la fin 2010.
> La mise en place d’une signalétique expliquant les droits et les devoirs des piétons, cyclistes et automobilistes.
> la création d’une voirie partagée où les piétons et les cyclistes sont prioritaires : le piéton a priorité sur le vélo et la voiture ; le vélo a priorité sur la voiture.
> La création de terre-pleins centraux visant à réduire la vitesse et à valoriser l’espace naturel des bords de Marne, complété par la plantation de nouveaux arbres et de végétaux, et l’installation de nouveaux candélabres afin de mieux éclairer la voie et renforcer la sécurité.
Calendrier : Les travaux interrompus durant l’été ont repris début septembre pour s’achever fin 2010.
La sécurité des déplacements en ville nécessite que chacun se conforme au Code de la Route, mais aussi que les usagers sur respectent mutuellement.
Ce samedi, ce sont une cinquantaine de cyclistes de Maisons-Alfort mais aussi des communes environnantes et du reste du Val-de-Marne, accompagnés de représentants de MDB-IDF qui sont venus se rendre compte sur place de la configuration des nouveaux quais de Marne maisonnais (voir le récit complet du déplacement entre Vitry et Maisons-Alfort).
Pour certains d’entre eux, ce n’est pas uns surprise, ils empruntent en effet tous les jours ces quais à vélo dans le cadre de leurs déplacements domicile-travail.
Pour d’autres, c’est une découverte puisqu’ils n’en connaissaient que ce qui avait été écrit à leur sujet.
Le trajet sur ces quais allait du pont de Maisons au quai Fernand Saguet, au niveau de la passerelle de l’écluse.
Constatations à peu près unanimes :
les voies sont très étroites
la cohabitation avec les voitures ne se passe pas toujours au mieux : on passera sur les gestes obscènes aperçus ce jour-là pour ne retenir que le comprtement caractéristique d’une automobiliste se dirigeant vers Alfort durant notre passage.
Elle a demandé à ce que le vélo qui roulait devant elle se pousse pour qu’elle puisse le dépasser. Problème : comme il n’y avait aucune surlargeur dans le secteur (chaussée de 2,70 m de large), tout dépassement même d’un vélo était interdit.
Comme d’autres cyclistes roulant derrière elle lui faisaient remarquer qu’elle ne pourrait de toute façon pas passer faute de place, elle a répondu qu’elle était favorable à l’aménagement de la piste cyclable (peut-être le projet initial ?). A-t-elle réalisé que si la piste cyclable avait été faite, elle n’aurait pas été à rouler avec sa voiture sur les quais en direction d’Alfort... En attendant, il ne lui reste plus qu’à trouver un itinéraire plus adapté en direction d’Alfort.
Quelques photos de ce jour-là

Les interruptions du terre-plein central sont déjà utilisées comme stationnement sauvage. Au moins, ils ne serviront pas de créneau de dépassement. On peut cependant se poser la question de leur logique si les riverains les utilisent de cette façon : l’esthétique de ces quais risque de souffrir d’un terre-plein alternant plantations et voitures en stationnement.

Tout le monde ne pratique pas le vélo à la même vitesse et tous les cyclistes ne s’appellent pas Alberto Contador.

A voir cette Audi sur l’avenue Joffre, on cherche vainement où trouver les 1,60 m nécessaires au dépassement d’un cycliste. C’est inutile, ils n’existent pas. Donc pas de dépassement possible.

Et même pour les voitures plus petites, cela ne peut toujours pas passer.
D’autres points ont pu être notés de jour en jour :
des automobilistes qui forcent le passage en dépassant et qui quand on réussit à leur poser la question au feu tricolore suivant répondent piteusement "je croyais qu’il y avait plus de place"
d’autres automobilistes qui utilisent l’allée des garages de Château-Gaillard pour dépasser les vélos "par la droite" (eh oui, triste, dangereux, mais véridique)
Il faudra ensuite se pencher sur les raccordements de cet axe :
en direction du pont de Charenton, et donc du chemin de halage de la rive droite de la Marne ou du bois de Vincennes via l’avenue De Lattre de Tassigny entre Charenton et St Maurice,
on bute actuellement sur le sens interdit de la dernière partie du quai Fernard Saguet entre la rue du Gué aux Aurochs et le pont. Il paraît inutile de préciser que la plupart des cyclistes optent déjà pour le sens interdit plutôt que le retour sur l’avenue Général Leclerc
en direction de la passerelle de Charentonneau, et donc du même chemin de halage de la rive droite ou de l’avenue Général Leclerc à St Maurice,
il suffit de regarder les traces de pneus de 2 roues ou de se poster sur la passerelle pour constater que le passage des vélos est tout sauf rare. Il serait souhaitable que le passage des vélos ne se fasse pas au milieu des jeux d’enfants.
en direction d’Alfortville par le passage sous le pont de Charenton,
il reste quelques points à régler avant que le passage soit réellement cyclable comme cela est mentionné sur le dernier plan de ville.
Comme la Ville nous l’a clairement dit et répété, les aménagements ne seront terminés qu’à la fin 2010. Ils ne pourront être correctement jugés qu’à ce moment-là.
En attendant, il ne reste plus qu’aux cyclistes qu’à serrer les dents.
Plus concrètement, il leur est plus que recommandé de ne pas prendre de risques inutiles en passant au ras des voitures en stationnement. Cela ne serait qu’une incitation pour certains automobilistes peu scrupuleux à les dépasser en faisant abstraction à la fois des conditions de sécurité et des règles du Code de la Route.
Et début 2011, nous pourrons juger en connaissance de cause en invitant, pourquoi pas, élus, techniciens, riverains et automobilistes à vérifier le fonctionnement de ces quais et leur caractère de voies sécurisées pour les cyclistes.
Pendant que chacun prend ses marques côté est, même là où ce ne devait pas être prévu...

les travaux se poursuivent côté ouest, rue Maréchal Juin, par l’aménagement du terre-plein central :


A l’extrémité occidentale du chantier, on en est encore au marquage de la chaussée :

L’aménagement de la rue Maréchal Juin a bien avancé puisque tant les candélabres que le mini terre plein central est en place


La partie est de la rue est déjà rendue à la circulation dans les deux sens


et avec de nouvelles places de stationnement bientôt ombragées :

Comme indiqué place des 7 arbres, les véhicules de plus de 3 m de haut et de plus de 3,5 t de PTAC ne sont pas les bienvenus sur les quais (on fera peut-être une exception pour les bus RATP de la ligne 107)

Le long de Château-Gaillard, les candélabres sont également en place sur le terre-plein

Mais cela ne donne pas plus de place aux bus RATP qui, avec leur largeur de 2,50 m ne disposent que de 10 cm de marge de part et d’autre

Là où les bandes de stationnement existent et ne sont pas utilisées, cela fait des chaussées un peu plus larges.

Les émergences des câblages des futurs feux tricolores apparaissent un peu partout.








Il y a aussi des pictogrammes à certains endroits stratégiques, en particulier aux 2 entrées est et ouest, mais aussi à l’accès interémédiaire que constitue l’intersection avec l’avenue Clemenceau (au niveau de la passerelle de Charentonneau) :

Même s’ils ne sont pas encore en service, certains des feux radars sont maintenant installés. D’une esthétique un peu spéciale, leur conception fait que le feu de rappel en bas n’est pas franchement orienté vers le premier véhicule.




L’installation des feux se poursuit en allant vers Alfort :


En détail, on voit donc en partie supérieure les 3 lampes, soit de bas en haut, orange, orange et rouge. et encore au-dessus le cache du dispositif de contrôle de vitesse.

En ce deébut 2011, la plupart des feux radars sont en service. Certains découvrent ces nouveaux dispositifs en voiture :

Pour ce 2e passage sur les quais, j’aurai eu droit à un festival de feux au rouge, que ce soit :
à cause d’une voiture qui, sortant devant moi d’une rue avant la place des 7 arbres, réussit à déclencher le feu tout en arrivant à passer à l’orange, donc une vitesse probablement supérieure à 40 km/h... Le feu rouge n’aura pas été inutile puisqu’il m’arrêtera, moi qui n’ai certainement pas atteint les 30 km/h :-(
plus loin avenue Joffre, c’est une voiture qui roulant derrière moi réussit à me faire passer le feu au rouge devant le nez. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ???
Peut-être une bonne nouvelle avec l’apparition des prémisses d’un commencement de projet de mise à double sens du quai Fernand Saguet : une flèche et un pictogramme m’invite en effet à éviter la rue du Gué aux Arurochs en empruntant la partie "zone à vocation piétonne" du quai Fernard Saguet. Problème, le panneau à l’entrée est toujours un sens interdit, et dans l’autre sens aucun signal n’indique la venue de cyclistes en sens opposé.

Par contre, le problème du cheminement jusqu’à la passerelle de Charentonneau reste entier.

Comme partout ailleurs, les vélos sont explicitement tenus de ne pas vouloir se réfugier sur les trottoirs. Vous souhaitez rouler à vélo, c’est sur la chaussée (sauf si vous avez moins de 8 ans, puisque le Code de la Route vous l’autorise).
Dans le cas particulier de l’accès à la passerelle, je suppose que les cyclistes sont censés passer à pied de la chaussée des quais jusqu’à ... jusqu’où au fait ? puisque passerelle et accès rive gauche sont bien marqués comme cyclables sur la carte éditée par le Conseil Régional... Les cyclistes traversaient à vélo avant, il y a plus qu’une grande probabilité qu’ils continuent à le faire, ne serait-ce que pour rejoindre la rive droite, nettement plus accueillante pour les cyclistes...
Aujourd’hui, aucun problème de cohabitation, aucun problème de feu rouge à noter. On peut cependant constater qu’il est temps qu’une signalisation définitive soit mise en place. Certains panneaux sont maintenant devenus illisibles étant cachés par les voitures en stationnement et de plus orientés dans la mauvaise direction...

Le double sens du quai Fernand Saguet n’a lui pas progressé. La flèche invite toujours les cyclistes à emprunter le sens interdit.
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Dernière mise à jour : mercredi 16 mars 2016